Le contrat de travail est fondé sur un principe fondamental, celui dulien de subordination. Cette étude se concentre sur la relation d'un salarié soumis à l'autorité de son employeur du secteur privé. Cette relation est strictement encadrée par lelégislateur, des règles d'ordre public, et des négociations collectives entre partenaires sociaux.
Le contrat de travail est unaccord par lequel une personne (le salarié) s'engage à délivrer saforce de travail en contrepartie d'unerémunération (le salaire), à une autre personne (l'employeur), sous lasubordination de laquelle elle se place. La règle est le contratécrit, remis dans les deux mois suivant l'embauche, bien qu'il existe des exceptions. Le contenu est formaliste.
On retrouve, d'autre part, lesobligations de l'employeur :
D'autre part, lesobligations du salarié :
Par conséquent, le contrat estsynallagmatique, car chaque partie a des obligations l'une envers l'autre. Le document souligne le déséquilibre potentiel dû à la subordination et l'importance de l'encadrement légal.
Le contrat de travail peut comporter des clauses spécifiques ou particulières adaptées à l'emploi. Les premières sont communes (respect droit/libertés, période d'essai). Les secondes relèvent de lajurisprudence. Ex: laclause de non-concurrence, qui interdit au salarié de travailler pour un concurrent. Elle doit être limitée dans le temps et l'espace, justifiée, et donner lieu à unecompensation financière.
Le contrat de travail est majoritairement unContrat à Durée Indéterminée (CDI) (~80%), lecontrat de droit commun. Sa durée n'est pas fixée.
Cependant, lescontrats précaires sont de plus en plus fréquents :
| Forme | Caractéristique Principale | Acteurs |
|---|---|---|
| CDI | Durée indéterminée | Salarié, Employeur |
| CDD | Durée déterminée (terme fixé) | Salarié, Employeur |
| CTT (Intérim) | Travail temporaire, tâche précise | Salarié, ETT, Entreprise utilisatrice |
| Contrats aidés | Pour publics en difficulté, objectif insertion | Salarié, Employeur (+ État) |
Lelien de subordination confère des pouvoirs à l'employeur, mais ceux-ci sont limités par l'encadrement juridique.
L'employeur dispose de trois principaux pouvoirs :
| Pouvoir | Description | Limites / Cadre |
|---|---|---|
| Direction | Organiser le travail, décisions RH | Partage possible (ex: CE) |
| Réglementaire | Établir règles internes (règlement intérieur) | Conforme au droit du travail, sur sujets limités (hygiène, sécurité, organisation) |
| Disciplinaire | Sanctionner les fautes | Justifié, proportionnel, conforme au droit, pas de sanction pécuniaire |
Letemps de travail effectif est le temps où le salarié est à disposition de l'employeur et suit ses directives.
La durée légale est de35 heures hebdomadaires (depuis 2002). Les limites maximales sont de 10 heures par jour (avec exceptions), 48 heures par semaine (absolu), et une moyenne de 44 heures sur 12 semaines (pouvant aller à 46h par accord).
Lesheures supplémentaires (au-delà de 35h) donnent lieu àmajoration de salaire (25% pour les 8 premières, 50% ensuite) ou àrepos compensateur (par accord). Un accord peut prévoir un taux inférieur de majoration (min 10%). Uncontingent annuel d'heures supp. est fixé par négociation ou par défaut (220 heures).
| Concept | Règle / Limite |
|---|---|
| Durée légale hebdo | 35 heures |
| Max quotidien | 10 heures (jusqu'à 12h exceptionnel) |
| Max hebdo absolu | 48 heures |
| Max hebdo (moyenne 12 sem) | 44 heures (jusqu'à 46h par accord) |
| Majoration H. Supp (légale) | 25% (8 premières),50% (suivantes) |
| Min majoration H. Supp (accord) | 10% |
| Contingent annuel H. Supp (défaut) | 220 heures |
En 2012, l'écart de durée du travail entre pays européens se réduisait. La moyenne européenne était de 40,2 heures (France). Les données sont à critiquer car elles ne prennent en compte que le temps plein et excluent le temps partiel, ce qui fausse la moyenne globale si l'on incluait tous les types de contrats.
LeCDI est le contrat de droit commun, mais le recours auxcontrats précaires se développe. Il est important d'analyser larupture du contrat de travail, particulièrement à l'initiative de l'employeur (licenciement), souvent liée à la conjoncture.
La rupture met fin au contratavant son terme (CDD) ou met fin à un contrat sans terme (CDI).
| Initiative | Type de Rupture | Condition Clé |
|---|---|---|
| Salarié | Démission (CDI) | Préavis à respecter |
| Employeur | Licenciement | Cause réelle et sérieuse |
| Salarié & Employeur | Rupture Conventionnelle | Volonté commune, procédure spécifique |
Tout licenciement (initié par l'employeur) doit respecter uneprocédure précise et être justifié par unecause réelle et sérieuse.
Pour unlicenciement pour motif personnel, la procédure est :
Pour unlicenciement pour motif économique, unPlan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) est obligatoire pour les entreprises de +49 salariés licenciant +10 personnes en 30 jours.
Uneindemnité de licenciement est due pour la rupture d'un CDI à l'initiative de l'employeur (sauf faute grave/lourde). Condition : ≥ 1 an d'ancienneté. Calculée sur lesalaire brut et l'ancienneté.
Le document étend la notion de "contrat précaire" aux contrats dont la durée est limitée (CDD,CTT) et auxcontrats à temps partiel.
Défini comme tout travail effectuéen dessous de la durée légale du travail (35h ou conventionnelle > 35h). Pas de quota légal d'entreprises.
| Contrat | Durée / Caractéristique | Forme | Spécificités |
|---|---|---|---|
| CDD | Durée déterminée (max 18 mois, 1 renouv.) | Écrit | Prime de précarité (10% ou 6%) |
| CTT (Intérim) | Travail temporaire (tâche précise, temps limité) | Écrit (2 contrats) | 3 parties,Indemnités de précarité (10%) |
| Temps Partiel | < Durée légale (35h) | Écrit | Durée claire, limites heures complémentaires (max 10%) |
Forme expérimentale (jusqu'en 2013). Durée de la mission (max 36 mois), non renouvelable. Pour ingénieurs/cadres. Indemnité de précarité (10%) sauf si transformation en CDI.